Natsume-sama Fofo

Anime was a mistake - Hayao Miyazaki
 
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 Spécimen 396

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Flandre
Ranger orange - Sister of Scarlet Devil
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Date d'inscription : 29/02/2012
Age : 21

MessageSujet: Spécimen 396   Mer 6 Mar - 19:05

Ouais, mes fics sont mortes, mais pourtant je les écris ! xD Mais dans un cahier. Du coup, ça me soûle de tout retaper derp Bref, j'ai décidé de poster un OS, parce que je l'ai écrit sur PC, donc fastoche ! Voilà !

Au milieu d'une salle vide et immaculée, le corps d'une jeune femme recroquevillée sur elle-même est agité de soubresauts. Cette jeune femme ne vit pas. Pas encore. Elle se réveille, et lentement elle se redresse, debout sur ses jambes. Elle vacille. C'est la première fois qu'elle marche. Étrangement, il n'y a pas de meubles dans la pièce. Elle est seule, frissonnant dans sa chemise blanche trop grande pour elle. Sa gorge est sèche, sa voix rauque : elle ne peut pas appeler à l'aide. Son regard vitreux passe sur tout ce qui l'entoure. Rien. Des murs, un plafond, un sol uniformes. Quelque chose, dans un coin aussi bien éclairé que le reste de la pièce, attire son attention. Son corps réagit, il sait ce que c'est, sans doute. Elle ne sait pas. Un paquet de feuilles comportant des écritures manuscrites a été abandonné là, dispersé. Elle s'assoit, prend le papier indiqué comme étant la première page en main, et commence à déchiffrer les mots. Elle sait encore lire. Plus sa lecture avance, plus elle pâlit. Elle tombe, évanouie.


Le monde a toujours été vide et ennuyeux. Il ne s’y passe rien. Nous vivons en répétant tous les jours les mêmes gestes saccadés… Nous, les humains, sommes des machines. A chaque instant, nous souhaitons que quelque chose d’extraordinaire se produise. Ou alors, peut être est-ce moi. Peut être moi seule veut une vie différente. Je m’appelle Mary. Et je peux vous dire que l’existence est banale. On ne peut pas sortir du quotidien. On est bloqué. Alors j’attends que quelqu’un vienne me sauver.

J’ai toujours été lâche. Incapable de faire quoi que ce soit par moi-même, incapable de demander de l’aide. Je ne suis pas suicidaire, non, je suis trop peureuse pour ça. J’ai peur de la mort. Est-ce légitime ? Je n’en sais rien. J’ai peur de ma mort, mais pas de celle des autres. C’est égoïste ? Sûrement. Mais j’ai déjà vu la mort. Elle est hideuse. C’est pourquoi elle me fait peur.

Lorsque j’avais 7 ans, je me suis fâchée avec mes parents. A l’époque, j’étais une enfant, sans discernement, alors la dispute idiote générée par une broutille m’avait semblé légitime. J’avais donc pris mon sac, mon doudou et étais sortie dans la rue, sous la pluie. J’avais la ferme intention de fuguer. Nous habitions à l’époque encore tous les trois, dans un appartement bon marché, dans un des quartiers mal famés de la ville. Mais je n’avais pas peur. Je pensais pouvoir tout surmonter. Toutefois, ma mère, inquiète, est sortie. A l’époque, je n’avais pas compris ce qu’il se passait. Mais ma mère était soudain étendue sur le sol, face contre terre, un couteau sale fiché dans le dos, ses cheveux épars, juste devant moi, et un homme se tenait debout derrière elle, vouté et claudiquant. Lorsqu’on l’emmena à l’hôpital, je vis son visage. Tordu dans une grimace de douleur, les yeux révulsés, l’écume sanglante au coin des lèvres. Le personnel nous expliqua à mon père et moi qu’elle était morte. En fait, l’homme qui l’avait tuée était un de nos « voisins », un drogué en manque. C’est mon père qui me l’avait expliqué. Nous étions retournés à la maison, mon père était dans un état second. Je ne comprenais pas bien ce qu’il se passait ; je pensais que maman reviendrait bientôt, qu’elle était juste partie pour un long voyage. Mon père s’occupa de moi pendant deux ans normalement. Étonnement, il ne semblait pas m’en vouloir pour le sort qu'avait subi sa femme. A sa place, je n’aurai jamais pu me pardonner. Il me répétait souvent que ce n’était pas ma faute, mais je ne savais pas pourquoi. Pendant deux ans, il répéta les mêmes gestes automatiques, tous les jours, pour s’occuper de moi. Et puis un jour, en rentrant de l’école, car oui j’allais à l’école comme n’importe quel enfant, je l’ai vu pendu au milieu du salon. Ses yeux roulaient sur leur orbite, un filet de bave coulait le long de sa mâchoire. Je n’ai pas hurlé, je n’ai pas paniqué. J’ai appelé la police. Ils sont intervenus, et beaucoup ont dit avoir été surpris par mon calme. Intérieurement, je n’étais pas vraiment bouleversée. Depuis la mort de maman, papa était lui aussi décédé. En lui. Il n’était qu’une enveloppe mécanique, l’ombre de lui-même. Mon père a donc été enterré aux côtés de ma mère. J’avais alors 9 ans.

Je fus placée en orphelinat. On ne s’occupait pas de moi, et ça me convenait. Je n’avais pas d’amis, et c’était très bien comme ça. Personne ne venait me parler. J’ai commencé à observer les êtres humains. J’ai constaté qu’ils étaient tous les mêmes. Ils suivent tous un modèle préétabli, les conventions. Même des orphelins avaient une norme. Et je n’entrais pas dans cette norme. Je préférais rester seule. Bientôt, comme j’avais l’habitude de m’isoler, on raconta que j’avais de mes propres mains tué mes parents. C’est faux, bien entendu. Mais je m’en fichais. Les enfants sont faits pour inventer des histoires. Je ne fus jamais adoptée. Cela ne me dérangeait pas. Je ne voulais pas de nouveaux parents. Ce sont tous les mêmes. Ils sont ennuyeux. La vie est ennuyeuse.

Lorsque je suis entrée au lycée, j’ai su que si je voulais survivre dans cette jungle, il ne me suffirait pas de me mettre à l’écart. Je devais être comme tous les autres. Donc je me mis à sourire. C’était étrange, c’était faux, mais ça fonctionnait. En apparence, j’étais comme tout le monde. Je riais, je parlais, je faisais semblant de vivre. Somme toute, j'ai essayé de devenir quelqu'un d'autre. Mais il semblerait qu'on ne puisse pas aller contre l'instinct, contre les gènes. Je suis née à part, et je ne changerai pas. Ce n'est pas une tare, ce n'est pas un atout non plus. C'est comme ça. On ne peut pas l’empêcher donc je l'ai accepté. C'est un peu triste mais c'est ainsi. Certains diront que je n'avais pas la volonté de changer. Je leur suggère d'essayer, qu'ils constatent à quel point aller contre soi-même est difficile. Mais je dois continuer ce que j'ai commencé : coucher ma vie sur papier. Le lycée. Cette espèce d'institution qui classe les êtres vivants dans diverses catégories selon leurs talents, leurs caractères, leur capacité à s'adapter. Je ne peux pas m'adapter. J'ai donc singé mes camarades, les imitant de mon mieux, faisant tout pour paraître normale, pour que la société ne me rejette pas. A l'époque encore -ça ne remonte pas si loin- je désirais vivre. Mais comme toujours, et même si c'est un cliché, il y a des gens qui ne nous aiment pas. Des gens qui s'estiment supérieurs aux autres. Ceux là me sont insupportables. Donc j'ai craqué : dans ma dernière année d'études, mon masque s'est fissuré. J'ai peut être réagi trop violemment, mais j'étais trop heureuse de faire ce que j'ai fait. Je ne regrette rien. J'ai paralysé quelqu'un. A vie. En lui brisant la colonne vertébrale. Simplement parce que j'étais en colère. Oui, je ressens des émotions. Je ne suis pas un robot.

Par la suite, l'établissement dans lequel je suivais des cours m'a expulsée. C'était dans la logique des choses. J'ai été envoyée dans un institut pour jeunes "difficiles". Je ne me considère pas comme difficile. Je ne suis pas difficile. Quoiqu'il en soit, là bas, on nous faisait régulièrement passer des tests médicaux. Mes cicatrices et marques de vaccins sur les bras en témoignent. Il y avait aussi des tests de QI ; je fus classée dans la section "moyenne". Je n'étais pas idiote, mais pas particulièrement intelligente. On faisait aussi beaucoup de sport. Lorsque j'ai eu 18 ans, un psychologue est venu me voir. Il vérifia mes antécédents, puis il me posa des questions. Au terme de l'entretien, il conclut à ma capacité de réintégrer la société. Je n'en étais pas ravie, mais ça ne me déprimait pas pour autant. J'étais résignée à continuer de jouer la comédie. Mais cette fois je tiendrais bon. C'est du moins ce que je pensais. Je ne voulais surtout pas que l'on parle de moi. Mais ma haine envers l'humanité subsistait. Je la cachais de mon mieux, mais le fait est que je n'avais aucune relation humaine. J'ai un métier depuis maintenant un peu plus de cinq ans. Ou plutôt j'avais. Celui de supprimer les éléments peu performants du système. Ce n'est pas un métier très passionnant, évidemment. Il ne m'intéresse pas tellement non plus. Néanmoins, il me permet de vivre convenablement. En plus on me déteste et on m'évite. Enfin, écrire tout ceci ne fait aucun sens. Hier matin, j'ai encore vu la mort. Un homme, qui avait auparavant une femme et deux enfants, était étendu face contre terre dans son bureau. J'avais dû le renvoyer, telles étaient les directives. Sa main était ramenée près de son cou. Il s'était suicidé en plantant un stylo dans sa jugulaire. Le sang avait apparemment giclé de là, et la moquette absorbait le liquide rouge sombre qui la recouvrait, et qui était encore frais.

Inconsciemment, j'ai tendu la main vers le corps inerte couché à mes pieds. Je le sais, puisqu'ils m'ont montré les séquences de vidéo-surveillance par la suite. Mais ce n'est pas le plus important. Alors que je m'approchais du cadavre, un hurlement a retenti derrière moi. Et c'est cette fois en pleine possession de mes moyens que je me suis retournée et que j'ai tiré sur la femme paniquée qui venait de hurler. Cette arme, je l'avais obtenue facilement, et légalement. Mais je ne l'avais jamais utilisée. Tirer avec m'avait rendue légère, et voir cette femme faire un pas en arrière à cause du choc, fixer le trou béant dans sa poitrine, le souffle coupé, puis s'écrouler, effarée, m'avait presque fait jubiler. Les gens normaux ne sont pas comme ça, je le sais. Ce jour là... Ce n'était qu'hier... J'ai tué trois autres personnes. J'ai été emportée dans mon élan. Ces autres morts, je ne les souhaitais pas, mais elles ne me rendaient pas triste pour autant. Puis la police m'a arrêtée. Je savais que ça se terminerait ainsi. Je ne fus même pas jugée pour mes actes. De toute façon, je n'avais ni mobile, ni alibi. Au moment où j'écris, je suis dans une cellule. Ils savent que j'écris, c'est certain. Je ne fais qu'inscrire mes souvenirs, dans un désir d'éternité. Il a été décidé qu'on m'effacerait la mémoire. Étrange décision, étant donné que j'avais tué ces êtres humains que je haïssais tant. Je pensais que la mort me serait offerte. Cette idée m'avait effrayée. Mais les docteurs trouvaient mon "système neuronal et psychologique" intéressant. Ils voulaient me garder en vie. Pourtant, je vais disparaître. Mais je veux garder ces souvenirs, pour le nouveau "moi" qui vivra dans ce corps. Ce n'est pas un cadeau, je le sais, mais c'est important, pour moi. A toi, je veux dire ceci : je m'appelle Mary. Tu t'appelles Mary. Bientôt, je n'existerai plus. Ce n'est pas ce genre de mort qui m'effraie. Une nouvelle chance de vie nous est offerte, à toi plus qu'à moi. Saisis cette chance. Considère ces souvenirs comme les tiens, ou comme ceux d'une étrangère, qui aurait vécu une vie avant toi, dans ton corps, avec ton prénom. Mon seul problème a été de détester la vie. J'espère que tu vivras mieux que moi. Ma névrose a été de haïr l'humanité. Gère tes maladies mieux que je ne l'ai fait. Mon désir a été de changer. J'aurais voulu pouvoir m'envoler, avoir des pouvoirs magiques, connaitre le monde, venir des étoiles, être un fantôme... J'aurais voulu être tout sauf moi-même. Tu ne seras pas ce que j'aie été. Tu peux vivre dans la banalité de la vie. Aujourd'hui encore, je pense que la vie est ennuyeuse. Je suis prête à la quitter pour toi, même si je ne t'aime pas. Grâce à mes souvenirs, tu seras mon héritage vivant.

Au final... Le destin n'est sûrement pas inscrit dans les gènes.


Au milieu d'une salle vide et immaculée, elle se relève. Appuyée contre les murs molletonnés de sa cellule, elle avance vers la porte, les jambes tremblantes. Elle sait maintenant qui elle est, ce qu'elle est. Elle s'affaisse, dos au battant, prend sa tête dans ses mains et se met à crier. Un long cri de désespoir, d'agonie, d'incompréhension. Comme un appel.
Derrière l'écran de vidéo-surveillance, une équipe de psychanalystes prend des notes sur le spécimen de recherche 396 - Mary.

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Kuea
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MessageSujet: Re: Spécimen 396   Jeu 7 Mar - 2:15

Waw fuuush ça me laisse sans voix. C'que t'as écris... j'ai trouvé ça tout bonnement génial ! On avait l'impression de voir à travers les yeux du personnage ! J'ai trouvé ça géant.
Moi qui écris, d'ailleurs... j'peux aller me rhabiller --\
C'était... m'fin je sais pas... je sais même plus m'exprimer -_-
Bref. Moi j'dis bravo dattebayo

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Flandre
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MessageSujet: Re: Spécimen 396   Jeu 7 Mar - 20:49

Euh... Hum... Merci beaucoup =w= J'suis contente que t'aies aimé, ça me fait grave plaisir xD Et je sais pas trop quoi te répondre en plus xD

Ben montre nous ce que t'écris ! Je suis sûre que t'es pas mauvaise hein, je suis pas immensément douée non plus xD Pour tout te dire, je trouvais ça bof donc voilà x)

Bref. Merci.

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MessageSujet: Re: Spécimen 396   

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