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 La petite fille aux allumettes

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Iwasawa
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MessageSujet: La petite fille aux allumettes   Mar 4 Déc - 20:06

La petite fille aux allumettes


Il y a dans un certain endroit, un lieu pour accueillir ceux dont l'esprit était malade. Lieu communément appelé hôpital psychiatrique, mais que certains malades voient plus comme une prison où on les a enfermés car on a peur d'eux, pour les exclure de la société. Mais ce n'est pas le cas de la résidente à laquelle nous allons nous intéresser.
Non, elle, elle sait pourquoi elle est ici, et jamais elle ne voudrait quitter cet endroit où elle ne peut faire de mal à personne. Regardez, là, dans ce petit lit d'hôpital, se trouve une jeune fille d'à peine 16 ans. De taille moyenne, une longue chevelure blonde, des yeux verts... Aux premiers abords, elle pourrait sembler être une jolie jeune fille prête à profiter de la longue vie qui l'attend, mais en regardant mieux, on comprend que la vérité est toute autre. Sa peau est aussi blanche que celle d'un cadavre; d'ailleurs, elle parait morte et ne bouge absolument pas. Ses beaux yeux semblent nous regarder mais en réalité, ils fixent on ne sait quel point dans le vide. Elle semble être une morte perdue dans ses pensées. Mais à quoi pense-t-elle ? Certain disent qu'elle ressasse éternellement les raisons qui l'ont amenée ici, d'autres qu’elle ne pense à rien, qu'elle n’est qu’une coquille vide. Mais les autres malades la connaissent à peine. Elle ne sort que rarement de sa chambre. Certains ignorent même son existence. Mais vous, vous la reconnaissez peut-être, elle est celle que les médias avaient surnommé "La petite fille aux allumettes" il y a quelques années. On dit qu'elle aurait brûlé vifs presque cent personnes. Mais l'esprit de cette jeune femme n'est pas d'accord avec cette dernière affirmation; dans ses souvenirs elle n’a pas froidement assassiné autant de gens. Un oubli dû à un traumatisme me direz-vous. Non, je pense au contraire qu'elle se souvient très bien, mais qu'un deuxième, ou même plusieurs tueurs auraient sévi au même moment et, maladroitement, la police, les médias, auraient attribué ces meurtre à "la petite fille aux allumettes". Vous ne devez pas être convaincus, je pense qu'elle sera mieux vous convaincre que moi. Comment ? Me demanderiez-vous. En effet elle ne semble pas pouvoir nous parler, et bien c'est très simple ; puisque que tout cela ne sont que quelques mots écrits sur un clavier, nous allons faire quelque chose pouvant paraître impossible, puisque tout est possible ici : nous allons entrez dans son esprit, nous balader dans ses souvenirs, la laisser nous montrer ses pensées. Allons donc, là où elle ne peut pas nous mentir, et si vous sentez par empathie, sa folie vous emparer de vous, ne vous inquiétez pas, cette impression disparaitra à la fin du voyage.

"Mon nom est Bond, Naomi Bond .Excusez-moi pour cette mauvaise imitation, mais lorsqu'on porte un nom comme le mien, autant en rire n'est-ce pas ? On a dit énormément de chose sur moi, on m’a surnommée comme l'héroïne d'un vieux conte de noël que je ne supporte pas tant il est triste. Pourtant, en y réfléchissant bien, mon histoire a peut-être quelques points communs avec celle de cette fille. Je vais tout vous raconter, mais soyez attentifs ! Je déteste me répéter."
"Je suis née dans une petite ville non loin de Carson city, dans le Nevada. J'ai grandi là-bas. La vie y est tranquille et simple. J'avais un grand frère, une petite sœur et un père. Ma mère était partie il y a longtemps, laissant mon père et mon frère seuls pour nous élever. Deux hommes élevant deux petites filles capricieuses, ça n'a pas dû être simple pour eux. Malgré le fait que nous n'avions pas énormément d'argent, nous n'avions pas nous plaindre : mon père gagnait ce qu'il pouvait, mon frère aussi. A mes dix ans, j'essayais moi aussi de ramener un peu d'argent en faisant quelques petits travaux. Lorsque Noël approchait, on voyait notre père redoubler d'efforts pour pouvoir nous offrir un sapin, un petit cadeau chacun, et un bon repas. Le sapin était petit, pas très beau et peu décoré, le repas aurait paru pour d'autre tout à fait banal et les cadeaux ne valaient pas grand-chose, mais nous étions heureux d'avoir ça, même si au fond de nous, nous aurions tous voulu un noël comme celui des autres. Un beau sapin, un véritable repas de fête, et même si ce n'était pas le plus important, beaucoup de cadeaux. Cette année-là, celle de mes onze ans, notre père avait encore accompli des miracles en nous offrant un noël plus merveilleux encore que les fois précédentes. Le nouvel an approchant, on me demanda d'aller vendre quelques allumettes aux passants. Ça ne rapportait pas énormément, mais c'était déjà ça.
La veille du nouvel an avait été une soirée dont le temps était exécrable. La neige tombait à gros flocons, le vent soufflait énormément, un froid glacial régnait. Tout l’hiver avait était dur mais cette soirée était de loin la pire. Ma famille avait hésité à me laisser sortir ce soir-là, mais j'avais insisté et finalement ils n'eurent d'autre choix que de me laisser partir. Il était dur de supporter ce temps, il y avait donc peu de personnes qui étaient sortis de chez elles, les rares qui passait devant moi ne me remarquaient même pas, trop pressées de rentrer chez eux. Je n’eus donc aucun acheteur ce soir-là. J'avais honte de rentrer chez moi ainsi, sans avoir rien vendu, mais je n'allais quand même pas faire comme cette fille stupide dans ce conte. Je décidai donc de rentrer chez moi. Mais épuisée et passant devant un parc, je m’assis sous un arbre pour me reposer, et je craquai une allumette pour me réchauffer. Soudain, d'horribles images me revinrent. D'abord la simple vision d'une femme, grande, mince, les cheveux mi- longs, blonds, les yeux bleus. Je reconnaissais cette femme, c'était ma mère. Je la vis se faire projeter contre l'arbre sous lequel je me trouvais, ce grand chêne qui avait à ce moment-là dix ans de moins. Elle était ensuite allongée, apparemment inconsciente sur ce sol sur lequel j'étais assise, il était couverte de feuilles dans les tons rouge-orangé; cela devait se passer en automne. Je me levai, m'éloignant de cet endroit, je ne voulais pas voir la suite mais ces images continuaient à tourner dans ma tête. Je voyais maintenant simplement un homme qui se tenait là où je me tenais. Je n'avais pas besoin de le détailler pour le reconnaître. Cet homme c'était mon père. Son regard ne reflétait rien, il était froid, je n'y croyais pas je ne l'avais jamais vu comme ça. Il prit quelque chose, un récipient contenant un liquide, l'odeur me vint aussi à l'esprit, l'odeur horrible de l'essence. Il en jeta sur ma mère qui commençait à revenir à elle. Elle le regardait, horrifiée, suppliante, elle n'avait pas l'air de comprendre la raison de cet acte. Elle essaya de se relever, pour fuir, mais elle n'en eut pas le temps. Mon père craqua une allumette et la jeta sur elle. Elle criait, se débattait, pleurait, hurlait, souffrait, mourrait. Mon père, lui, la regardait, un léger sourire aux lèvres, un sourire qu'on aurait pu qualifier de sadique. Il profitait du spectacle, le savourait. Il resta ainsi jusqu'à ce que sa victime ne soit plus que cendres s'envolant au vent. Loin de lui. Il se tourna, se fut comme s'il se rapprochait de moi. De moi il y a dix ans ... Il me sourit, me prit la main, et on rentra à la maison. Cette enfant ne réalisait pas ce qui venait de se passer, et aller tout oublier pendant dix longues années.
Mes jambes tremblaient, je tombai à genoux, j'avais du mal à croire ce que je venais de voir, mais je devais me rendre à l'évidence : je n'avais rien pu inventer. Une larme coula puis une haine, une certaine folie s'empara de moi. Toute raison me quitta et c'est folle de rage que je continuai mon chemin. Il était tard, chez moi tout le monde dormait. Après avoir récupéré un peu d'essence, j'allais dans la chambre de mon père. Apres l'avoir couvert de ce liquide, il se réveilla, trop tard. Il comprit, je savais tout. Comme il l’avait fait pour ma mère, je le fis brûler vif, de sang-froid. Il cria lui aussi, il pleura, il hurla, mais ne se débattait pas; au fond de lui, il acceptait cette fin. Lorsqu'il se tut, je vis ma mère, une dernière fois : elle était belle, elle scintillait, toute de blanc vêtue. Elle ressemblait à un ange et elle souriait, comme pour me remercier. Mais, n'est-ce pas étrange qu'une mère remercie sa fille d'avoir tué son père ? Je délirais... Mon frère, ma sœur, étaient là, ils me regardaient horrifiés, et ils fuirent. Ils avaient tout vu, je ne voulais pas passer le reste de ma vie en prison, je n'avais donc plus le choix. Je les poursuivis. Ils sortirent de la maison. Passant devant la cuisine je pris un couteau, cela rendait mon acte plus rapide. Ils couraient. Je les poursuivais maintenant dans la rue. Ma sœur tomba. Mon frère s'arrêta pour l'aider à se relever. Grave erreur. Pour eux comme pour moi. C'est sûrement l'acte que je regrette le plus. Si je n'avais pas été dans un tel état, peut être leur aurais-je expliqué, peut être auraient-ils compris. Mais malheureusement, ce soir-là, après avoir tué mon père pour venger ma mère, je tuais froidement mon frère qui m'avait élevée, et ma sœur que j'aimais tant, afin de rester libre. En les brûlant, je les vis, comme des fantômes, je me rendis compte de ce que je venais de faire, je criais, je leur expliquais, je les suppliais de me pardonner. Mon frère me tendit la main, je la pris, je le suivis. Une nouvelle fois je délirais, cette main, en réalité c'était celle d'un policier. On m'interrogea, j'expliquai, je racontais ce que je vous raconte en ce moment. On en vint à la conclusion que j'étais folle et on m'envoya ici. Vous voyez, je ne suis pas l'horrible tueuse en série que les médias ont décrit, seulement une enfant, traumatisée par la mort de sa mère. Il est vrai que je me suis enfuie, il est vrai que ça a duré un an, il est vrai que pendant un an, une centaine de personnes ont été tuées, brûlées, mais ça n'était pas moi. Je n'étais plus capable de faire le moindre mal, perturbée par la mort de mon frère et ma sœur, terrorisée par ce que j'avais fait. Apres un an de cavale, je suis de moi-même retournée ici. Je reste maintenant dans ce lit la plupart du temps, essayant de ne penser à rien, mais ne voulant pas oublier.
Dans le conte, la petite fille aux allumettes craque, comme moi, la première allumette pour se réchauffer. Elle voit alors le repas dont elle rêve, mais j’ai vu la vérité. La deuxième lui permet de voir le plus beau du sapin, moi elle m’a permis de voir une dernière fois ma mère. Quant à la troisième, ce sera sa dernière, tout comme pour moi, elles nous ont à toutes deux permis une certaine délivrance, la mort pour l’une, l’enfermement pour l’autre. Il n’y aurait eu que pour cette simple raison que j’aurais pu mériter ce surnom de « petite fille aux allumettes ». Quant à la vision que j’ai pu avoir, je n’ai jamais su si elle était réelle ou si, comme j’ai pu vous le dire, elle n’était due qu’à ma folie. Je pense que peut-être mon esprit m’as permis de voir ce que je voulais, ce dont j’avais besoin à ce moment-là, comme le sourire de ma mère, qui devait un vieux souvenir refaisant surface comme ma précédente vision, ou les fantômes de mon frère me pardonnant. Cette dernière image m’as pendant quelque temps permis de me sentir mieux. Pour ce qui est de la mort de ma mère, il est certain que je n’ai rien inventé et qu’il s’agissait de souvenir, en an de cavale, j’ai eu le temps de le vérifier. »

Voilà donc quelle est son histoire, je pense maintenant que vous me devez me croire, j’espère que cette promenade dans ses souvenirs vous aura plu, l’histoire de cette triste soirée du nouvel an, et je vous dis à bientôt.



voila chat c'etait le texte que j'ai ecrit pour le duel contre Nokay u_u

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